Des diamants "éthiques" ? Le processus de Kimberley

Posté Par : Olivier GIRAUD Dans : Découvrir le : mercredi, juin 13, 2018 Commentaire : 0 Clic : 198

A la recherche du diamant "éthique". Le processus de Kimberley.

Les chemins empruntés par les diamants utilisés en joaillerie ont longtemps été très opaques. Le manque de transparence ne permettait pas de s’assurer du respect de conditions sociales, sociétales et environnementales acceptables. Or aujourd’hui la préoccupation légitime du durable a pris tout son sens. Et donc, pour pallier (en partie) à ce défaut, vous pouvez demander, si vous achetez une bague ornée d’un diamant, à ce que le certificat du bijou mentionne le processus de Kimberley.

Qu’est-ce que le processus de Kimberley ?

Il s’agit d’un système de certification qui définit les conditions de contrôle de la production et du commerce de diamants bruts. Il est entré en vigueur en 2003, lorsque les pays participants ont commencé à l'appliquer.

Ce processus a pour objectif de mettre fin au commerce des « diamants de la guerre » (« diamants du sang ») et à veiller à ce que le commerce des diamants ne finance pas les activités de mouvements rebelles violents visant à déstabiliser des gouvernements légitimes.

Il permet au consommateur d’exiger auprès des commerçants, de pouvoir acheter des diamants dont la traçabilité est certifiée par le processus Kimberley, et donc respectueux des conditions du processus Kimberley.

  

Qui participe au processus ?

Depuis novembre 2012, le processus compte 81 pays. Les participants au processus de Kimberley représentent environ 99,8 % de la production mondiale de diamants bruts. Les représentants de l'industrie internationale du diamant, ainsi que des organisations de la société civile sont également participants au processus de Kimberley.

 

Comment fonctionne le processus de Kimberley ?

Le système de certification du processus de Kimberley (SCPK) impose à ses participants de nombreuses conditions dont les suivantes :

  •          Mettre en place des dispositions législatives et des institutions nationales, ainsi que des contrôles à l'exportation, à l'importation et au commerce intérieur des diamants.
  •          Seules sont licites les activités commerciales effectuées entre participants répondant aux conditions minimales du système de certification.
  •          Par ailleurs, les envois internationaux de diamants bruts doivent s'accompagner d'un certificat garantissant qu'ils ne servent pas à financer un conflit armé.

 

Le système de certification du processus de Kimberley est fondamentalement un régime de contrôle des exportations et des importations des diamants bruts.

  

Limites du processus de Kimberley

Ce dispositif a des limites. Il ne couvre par exemple pas les diamants dont le commerce a donné lieu à des atteintes aux droits humains, ou a permis de financer des forces gouvernementales violentes. Il n'impose pas non plus aux entreprises qui commercialisent des diamants bruts, à quelque étape que ce soit, d’enquêter elles-mêmes sur la provenance de leurs minerais.

Donc, dans les faits, les consommateurs qui demandent des diamants respectant le processus Kimberley n’ont pas l’assurance totale, que ces diamants respectent bien les conditions du processus.

D’autre part, les diamants utilisés pour les pavages sont souvent vendus sans indication de provenance.

Des organisations, notamment de la société civile, mènent des actions en vue de l’amélioration de l'efficacité du processus mais de substantiels progrès restent a priori encore à faire.

 

NB : cet article reprend nombre d’informations issues des sites suivants que nous vous conseillons de consulter si vous souhaitez de plus amples informations sur le sujet :

https://www.kimberleyprocess.com/fr/historique-et-fondements-0

http://www.diamants-infos.com/brut/processus-kimberley.html

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